L'heure des larmes crachées sur le quai de la gare menace d'exploser les aiguilles de l'horloge. C'est la fin, la fin de tout. De nos rires aux effluves de bière tahitienne, de ces litres d'encre crachés sur des feuilles, de nos heures passées au téléphone, de nos soirées crêpes, de nos tentatives avortées pour bosser, de nos samedis rien qu'à nous... De nos fous-rires sans fin, de nos bagarres à coup de livres d'art et de meubles brisés, de notre voracité pour les mots bleus d'auteurs adorés, de notre amitié fusionelle.

Je m'écrase sans toi. Pourquoi est-ce qu'il faut toujours qu'on s'attache trop fort aux gens, hein. Je sais pas comment je vais faire, sans toi. Sans ta bouille d'hortense et tes boucle de caniche, sans ton sourire et tes yeux de marrons chauds. Sans ta voix rieuse et rassurante, sans les notes lancinantes de ton violon, sans nos bains moussant à minuit, sans nos messages quotidiens, sans nos après-midi sur le toit et nos brunchs chez nellie's.
Mais the love always remains, Jean-Charles. Pour toujours, je te le jure. Je ne t'oublierai jamais de la vie, mon petit amour. Tout nos souvenirs ont marqué mon coeur, imprimées, nos lettres, dans ma mémoire d'enfant.
A toujours mon amour. Jusqu'à décembre, je m'écorcherai les poignets pour tenir droite et fière sur mon rocher, bien qu'un peu perdue et déboussolée. Tu vas juste me manquer horriblement, ma jolie Alice.
j'arrête, les touches sont dans le brouillard
.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire