17.6.10

http://www.youtube.com/watch?v=Q_ZUhtp4E14


Il se tient là, devant moi. Il sourit là, doucement, un air un peu narquois pendant à sa canine. Il rit, un peu, gentiment. Ses mains se tordent de gêne; se dandinent comme un gosse de quatre ans. Il trébuche, là, maladroitement. Son genou droit s'érafle sur le pavé; une goutte de sang perle, joliment. La paume de ses mains est à vif, striée de rainures goudronnées.

Il se lève, là, devant moi. Il pose ses mains sur mes hanches et m'attire contre lui, là, doucement. Il me serre fort fort fort. Il me murmure à mon oreille un peu de lui, un peu de nous, des petits mots doux qui s'évaporent dans l'air.






13.6.10

OMGMT


27.8.09

Nuages, de Django Reinhardt

Retour à Paris, où l'asphalte fond sous les degrés. "Jme transforme en flaque d'orangina light" Drinks ingurgités à l'ombre des jeunes filles en fleur, terrasse de cafés grouillante de vie à en devenir misanthrope.

Chaton panthère qui plante ses petites canines dans mes bras, et joue à cache cache dans la centaine de cartons du déménagement.

Fatigue qui me coule des yeux, point d'interrogation qui s'impose sur Rock en Seine.

Pulpe de groseille.


L'échappée belle, fuir le bitume brûlant pour l'osmose entre la mer et le ciel. Cinq jours dans un nuage léger, un rêve flottant. Les cheveux emmêlés par le sel, blondis et abimés par le soleil, la peau qui tiraille, le sable qui s'infiltre dans le sac de plage, lunettes de soleil sur le bout du nez, lettres mortes vomies dans une vague de vagabondage de l'âme, le regard un peu perdu dans le bleu, les rires qui s'envolent, les rencontres et souvenirs inoubliables.




le vélo bleu perdu

dans les champs

de blé


21.7.09

The love always remains.

L'heure des larmes crachées sur le quai de la gare menace d'exploser les aiguilles de l'horloge. C'est la fin, la fin de tout. De nos rires aux effluves de bière tahitienne, de ces litres d'encre crachés sur des feuilles, de nos heures passées au téléphone, de nos soirées crêpes, de nos tentatives avortées pour bosser, de nos samedis rien qu'à nous... De nos fous-rires sans fin, de nos bagarres à coup de livres d'art et de meubles brisés, de notre voracité pour les mots bleus d'auteurs adorés, de notre amitié fusionelle.

Je m'écrase sans toi. Pourquoi est-ce qu'il faut toujours qu'on s'attache trop fort aux gens, hein. Je sais pas comment je vais faire, sans toi. Sans ta bouille d'hortense et tes boucle de caniche, sans ton sourire et tes yeux de marrons chauds. Sans ta voix rieuse et rassurante, sans les notes lancinantes de ton violon, sans nos bains moussant à minuit, sans nos messages quotidiens, sans nos après-midi sur le toit et nos brunchs chez nellie's.

Mais the love always remains, Jean-Charles. Pour toujours, je te le jure. Je ne t'oublierai jamais de la vie, mon petit amour. Tout nos souvenirs ont marqué mon coeur, imprimées, nos lettres, dans ma mémoire d'enfant.

A toujours mon amour. Jusqu'à décembre, je m'écorcherai les poignets pour tenir droite et fière sur mon rocher, bien qu'un peu perdue et déboussolée. Tu vas juste me manquer horriblement, ma jolie Alice.



j'arrête, les touches sont dans le brouillard
.




14.7.09

The voltage running through her skin.




Concert d'un groupe indie avec les copines. Les corps qui se tordent portés, et emportés par la foule, dans les airs. Nuage de fumée bleue et effluves d'herbe veloutées. J'ai le corps couvert de bleus et du sang coagulé sur ma robe à fleurs. Pulsation brûlante du beat dans ta cage thoracique.






13.7.09

Fumée bleue évaporée dans les étoiles.

glace dégoulinante sur mes ongles. effluves de monoï qui volettent dans l'air. sable dans les cheveux. wayfarer sur le bout du nez. tâches de rousseur sur tout le corps. concert & sang coagulé sur ma robe à fleurs. doigts de pied timides dans la mer. soleil qui s'infiltre dans les veines. pluie frémissante sur les brins d'herbe. paresse indolente et ingurgitation massive de cinnamon buns.
C'est l'été et j'ai des paillettes égarées dans les yeux.